Paschic sent le printemps (47-50)

  • Le 24/05/2026

R133

 

     " Oui, je tue des garçons bouchers et je ne sais pas pourquoi!"

                                            Drôle de drame

 

 

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     « C’est étrange ! dit Branche. Mais j’ai l’impression que les mutants sont devenus des géants !

_ Effectivement ! appuie Web. Mais c’est peut-être nous qui avons rapetissé ! »

A l’extérieur, à travers les voiles translucides, on voit les mutants au niveau des chevilles ; le reste de leur corps se perdant dans les hauteurs ! « J’étais sûr qu’ils étaient sur ce toit ! jette un mutant.

_ Eh ben, ils n’y sont pas ! rétorque un autre.

_ Il faut quand même les retrouver, car ces gens n’étaient pas soumis ! Ils avaient l’air d’être libres ! Je n’aime pas ça !

_ Eh bien, s’ils sont pas là, c’est qu’ils ont trouvé un moyen de redescendre !

_ Impossible !

_ Tu vois une autre solution ?

_ Non ! Bon, on redescend et on ratisse le bas ! »

Le trio, dans son enveloppe de blancheur, voit les mutants quitter le toit et Branche souffle : « Eh bien, c’était chaud !

_ Oui, approuve Web, mais cela n’explique pas la différence de taille… et ce que nous faisons ici !

_ Exact ! Il est possible que nous soyons définitivement réduits à l’état de gravier ! Moi, Branche, exilé dans l’infiniment petit ! condamné à manger des demi-portions de pâtes ! Mon Dieu !

_ Pff ! Quel pleurnichard ! fait une voix inconnue.

_ Hein ? Qui a parlé ? C’est Paschic devenu ventriloque !

_ Mais non, gros bêta ! C’est moi, Fleur !

_ Fleur ?

_ Oui, je m’appelle Fleur… et je me suis transformée en pâquerette, pour vous sauver ! ce que je regrette peut-être un tantinet…

_ Comprends pas !

_ Non ? Alors, je baisse mes pétales, pour que vous sortiez de mon cœur ! Attention, vous allez retrouver votre taille normale ! »

Le trio fait un pas hors des voiles immaculés et aussitôt, il lui semble que rien n’a changé en ce qui le concerne ! Mais, par contre, il se retrouve en face d’une jolie jeune femme, qui se frotte un peu les mains, pour en débarrasser la poussière ! « Fleur ! Je parie ! dit Branche.

_ On peut rien te cacher !

_ Et comme ça, tu as le pouvoir de te transformer en fleur… et de réduire les gens ?

_ Oui et je peux faire bien d’autres choses !

_ Mais…, comment est-ce possible ?

_ Je suis envoyée par la Chose, figure-toi ! pour veiller sur le Magicien !

_ Le Magicien ?

_ Oui, celui que tu appelles Paschic ! La Chose tient à ce qu’il reste en un seul morceau !

_ Vous saviez ça, Paschic, que la Chose veillait sur vous ?

_ Mais la Chose est partout dans le Cube, pour qui sait la voir ! répond l’intéressé.

_ Et le nom du Magicien ?

_ Parce que c’est un ami de la Chose depuis longtemps ! coupe Fleur.

_ Bien sûr ! C’est une évidence ! réplique Branche. Tout de même, ton tour me laisse baba !

_ Merci ! répond Fleur. Mais je t’ai vu en bas jouer les gros troncs et c’était pas mal, non plus !

_ Vrai ! J’ t’ai tapé dans l’œil ?

_ Faudrait pas exagérer non plus ! Disons que j’ai déjà vu des arbres plus demeurés !

_ Oh ben, alors là ! Moi, j’ai vu des roses autrement plus sexy que toi !

_ Euh... Dites, les jeunes, je voudrais pas casser l’ambiance, mais il serait peut-être temps qu’on songe à partir ! intervient Web. Les mutants n’ont pas inventé l’eau chaude et Fleur a fait des merveilles, mais ils rigolent pas non plus et eux aussi ont d’étranges pouvoirs ! »

Tout le monde en convient et on se dirige prudemment vers l’escalier ! A la sortie du bâtiment, on n’aperçoit personne et on quitte le quartier, en rasant les murs ! « Vous voilà avec une protection, on dirait ! dit Web à Paschic.

_ Oui, ça fait du bien… On se sent moins seul !

_ Bon, ben, on est quatre à présent ! »

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     Dominator, dans la tour du Pouvoir, fume son éternel cigare : « Je n’aime pas ! Non, je n’aime pas ça ! dit-il en soufflant de la fumée.

_ Qu’est-ce que vous n’aimez pas ? demande derrière le duc de l’Emploi, qui se cure les ongles.

_ Eh ben tout ça ! répond Dominator, en montrant l’extérieur d’un geste large.

_ C’est-à-dire ?

_ Toute cette flotte, ce ciel bas, cette végétation qui gonfle ! J’ai l’impression que la Chose reprend le dessus…, qu’elle progresse dans le Cube, qu’elle se moque de nous !

_ Bah, un peu de désherbant, de nouveaux lotissement la remettront à sa place !

_ Évidemment… Mais il n’y a pas que ça ! Que dit le potentiomètre de nos inquiétudes ? »

Le duc de l’Emploi se déplace et regarde un appareil fixé au mur, avant de dire : « 18 !

_ Et la haine ?

_ 18 aussi !

_ Ce sont presque des maximum ! C’est bien et c’est mal ! Mal parce que, bien entendu, il ne faut pas arriver au chaos ! Une insurrection serait catastrophique ! Mais c’est bien aussi, car il faut que nous soyons captivés par nos inquiétudes et nos haines ! La Chose, là dehors, par son apparente indifférence, représente le vide cosmique, l’interrogation, l’inconnu !

_ Que deviendrons-nous, s’il nous fallait réfléchir, abandonner nos craintes ou nos détestations ?

_ Exactement ! Nos vies tiennent d’abord au sentiment que nous avons de notre pouvoir ! Je suis bien placé pour en parler ! Céder le pouvoir au nom d’une foi, avoir confiance dans quelque chose d’invisible, non merci ! L’injustice est là, ainsi que nos ennemis, il faut les combattre !

_ Il est question ici et là d’une petite bande d’illuminés, les 4, menés par un certain Paschic… Ils semblent comme des apôtres de la Chose !

_ Il fallait s’y attendre ! Plus les temps sont troubles et plus les fanatiques profitent des moindres brèches ! On a soif d’un discours radical, car on aime les solutions simples et rassurantes, mais il n’y en a pas !

_ Et les mutants ?

_ Quoi les mutants ?

_ Ils sont incontrôlables ! Soudain, il se mettent à assassiner ! Des enfants qui tuent, qui aurait pu imaginer cela ?

_ Oui, c’est un problème ! Ratamor dit que ce sont comme les œufs de la peur ! Dans un monde sans repères, certains jeunes ne survivent que grâce à une domination personnelle totale, ce qui implique une soumission totale chez les autres ! Et s’ils résistent, ils sont détruits ! La cohabitation avec les mutants est impossible ! Mais nos meilleurs spécialistes planchent là-dessus ! Ouais, qu’est-ce que c’est ? »

Un secrétaire entre et dit : « Monsieur Nuit demande à être reçu...

_ Bien sûr qu’il entre !

_ Salut à vous deux ! fait Monsieur Nuit.

_ Bien le bonjour monsieur Nuit ! Alors, quel bon vent vous amène !

_ Mais la situation actuelle ! Vous avez vu comme tout devient fluctuant, incertain ! Nous pouvons craindre une pénurie de béton ! Des entreprises sont menacées ! Que vais-je devenir, si je ne peux plus faire couler mon béton ?

_ Oui, nous parlions justement de la complexité des choses...

_ La Chose ? Mais elle revient toujours ! Le Cube en est infesté !

_ Ah Si elle n’est pas domestiquée, elle ne nous intéresse pas ! appuie le duc. Dominator, le disait à l’instant : la Chose, c’est le vide cosmique !

_ Eh oui ! renchérit Dominator. Imaginons un instant les Doms rassurés par la beauté de la Chose, disponibles les uns aux autres, ouverts !

_ Mais, mais alors, il faudrait que j’abandonne mes craintes ! Et où serait ma réussite ? Il faudrait, il faudrait que je renonce à mes constructions, à commander mes employés et qui leur donnerait à manger ?

_ Gardons nos inquiétudes, voulez-vous ! Le tout, c’est de maintenir le statu quo, en évitant les débordements !

_ Voilà ! d’autant que ma positon est bonne ! approuve Nuit. J’aime le matin visiter mes chantiers, avec ma nouvelle voiture ! Je discute avec chacun et s’il y a des problèmes, on les règle !

_ Quel niveau pour la haine et les inquiétudes ? » demande une nouvelle fois Dominator au duc.

                                                                                                                  49

     Dans le Cube, il y a tout de même des bars où les créatures de la Chose et du Cube peuvent consommer ensemble et ce soir-là, dans l’un de ces établissements, un Dom au comptoir boit un verre avec un Merle dont il vient de faire la connaissance ! L’oiseau pique des cacahuètes et trempe son bec dans une petite écuelle, alors que l’homme s’épanche : « 5 000 par mois que j’ gagne ! dit-il. C’est pas mal, hein ? Mais attends, quand j’enlève les frais d’étude pour mes gosses, l’entretien des deux voitures, les impôts, la taxe foncière… Si je te disais, le montant de cette taxe, tu tomberais dans les pommes ! Eh bien, que me reste-t-il ? Nada ! Ou presque ! Tiens, ma femme et moi, on veut aller en vacances cet été… On a bien droit d’ souffler, non ? Mais qu’est-ce qui s’ ra possible ? Seulement du camping, avec not’ vieille tente ! celle qui est à moité déchirée et qui s’envole au moindre coup de vent ! Bouououh !

_ Dur, dur ! approuve le Merle, qui a fini sa boisson. Tiens, René tu nous r’mets ça !

_ J’ crois que vous avez assez bu, les gars ! réplique René le barman.

_ Tu vois pas que le monsieur est triste, René ? Tu vois pas qu’il a soif ? s’indigne le Merle.

_ Sûr que j’ suis triste ! Sûr que j’ai soif ! s’écrie le Dom. Mais ils sont tous contre moi, ma parole ! Tu veux ma peau ou quoi, René ? »

René hausse les épaules et ressert les deux clients… « Mais dis-moi, fait soudain attendri le Dom au Merle, comment ça s’ passe dans la Chose ?

_ Oh ! Tu sais, c’est un peu toujours le même train-train…

_ Vrai ? Mais c’est quoi au juste ce train-train ?

_ Eh ben, au départ, on est comme vous, les Doms : on cherche à manger, pour commencer la journée ! C’est après que ça change ! Quand on a fait le plein de force, on s’ met au soleil, pour s’ chauffer !

_ Non ?

_ Si ! Qu’est-ce que tu veux faire d’autre ? T’as mangé, c’est l’essentiel ! Et puis rester au soleil, ça fait du bien… On profite de la vie quoi ! Après, après, mon Dieu, il est possible qu’une belle femelle passe à côté et…

_ Ah Ah ! Ah ! Les salauds !

_ Alors là j’ fais mon grand numéro ! J’ chante à tue-tête, pour montrer que j’en ai, si tu vois c’ que j’ veux dire ! J’ fais des pirouettes ! Un tas d’ conneries ! Y a des trucs que j’adore !

_ Ah ouais ? Lesquels ?

_ Voler à toute vitesse entre les arbres ! Sentir le vent me fouetter le bec ! Passer dans des trous étroits ! La voltige, c’est mon dada ! Percer des trucs émeraudes ! Tout l’éclat de la forêt, ça m’emballe grave !

_ Ah ! Ah ! Ah ! Les salauds ! Vous avez vraiment la belle vie ! Mais dis-moi, nous les Doms pourquoi nous avons tant de problèmes ! Pourquoi j’ suis aussi triste ! On a bien la raison, c’est un avantage sur vous ! Et pourtant, on s’en sort pas ! C’est même pas politique ! J’ sais pas !

_ Tu sais pourquoi les Merles sont tout en noir ? C’est parce qu’il porte un deuil…, celui du roi des Merles !

_ Chic ! Une histoire !

_ Exactement ! Mais non, je ne vais pas te raconter cette histoire… Elle ne va pas te plaire !

_ Oh ! Mais si, raconte-la-moi ! Tu vois bien comme j’ suis triste ! Bououou… Tiens, René, la même chose, pour écouter l’histoire ! René, fais c’ que je te dis ! Vas-y Merle, chuis tout ouïe !

_ Le roi des Merle était un grand voyageur, un grand sportif aussi et un jour il est parti très loin de la forêt et il a découvert un peuple très étrange !

_ Oh ! Oh !

_ Dès que les gens là-bas atteignaient leur majorité, ils se mettaient eux-mêmes au pied une chaîne et un boulet, dont ils jetaient la clé !

_ Pas possible !

_ Si ! Mais le plus incroyable, c’était qu’ils se mettaient alors à se plaindre de leur boulet ! Ils criaient que c’était pas une vie, qu’ils n’étaient pas libres et qu’ils en avaient marre de leur condition d’esclaves !

_ Ah ! Ah ! Ah ! Les cons !

_ Mais le roi Merle avait vu où ils jetaient les clés et il en ramassa quelques unes, pour aller ouvrir les chaînes ! Mais les gens refusèrent, parce qu’ils avaient peur de vivre sans boulet et ils tuèrent le roi des Merles !

_ C’est tout ?

_ C’est tout !

_ J’ sais pas pourquoi, mais j’aime pas ton histoire ! Allez, faut que j’ rentre ! Demain boulot ! J’ suis pas comme toi, Merle, j’ suis pas libre, moi ! »

                                                                                                                        50

     Pour qui sait voir, chaque jour, vers 17 heures, le Cube est pris d’une étrange frénésie : c’est le grand bal des cubes roulants ! Oh ! Bien sûr, on pourrait plaindre les Doms, ce peuple esclave de son travail, mais la réalité est tout de même un peu différente ! Car le problème n’est pas seulement que des gens aient fini leur journée et qu’ils rentrent chez eux, ce qui fait qu’ils sont pris dans des embouteillages, qui usent leurs nerfs, non, ils s’opèrent encore chez eux une étrange transformation !

Le Dom, dans la circulation laborieuse, peu à peu s’endort, se liquéfie, perd toutes les aspérités de la lucidité ! Il s’amollit, gagné par le rêve ! D’abord parce qu’il est chez lui ! Le cube roulant est son deuxième salon ! Il peut en caresser les cuirs, en apprécier toutes les décorations en trompe-l’œil, mais encore il en savoure la haute technologie, visible sur son tableau de bord, ainsi qu’il serait à bord d’un petit avion !

Il se félicite de cet habitacle qui témoigne de sa réussite et qui pourtant l’a rendu esclave ! Mais le Dom agit ainsi, car il est coupé du monde extérieur, qu’il voit à travers une vitre, comme si cela ne le concernait que secondairement !

Il n’est donc pas totalement misérable, malgré les difficultés du trafic, et même il finit par aimer la situation, puisqu’elle est somme toute forcée et qu’elle lui enlève l’embarras de réfléchir ! Il ne reste plus qu’à suivre le train, grâce à des automatismes ! L’angoisse s’est envolée et au contraire un doux confort s’installe, une « symbiose » se réalise entre le conducteur et son véhicule ! Le bal des cubes roulants peut commencer, les danseurs sont prêts et ont chacun leur costume !

Il y a des cubes roulants comme parés de diamants et qui semblent signaler la haute condition de leurs propriétaires ! Autrement dit, on voit des marquis, des duchesses, des princes, mais sont encore présents des roturiers, avec de la poussière sur la carrosserie et dans des modèles qui ont pris de l’âge ! Mais peu importe ! Tout ces Doms se côtoient sans difficultés, car la danse les unit, le code de la route les cimente ! Et on s’incline respectueusement, en se rangeant volontiers sur le bas-côté, s’il y a de la place, pour laisser passer le cube roulant d’en face !

On est patient, arrangeant et même souriant, civilisé ! On en est fier, mais on ne se rend plus compte comme les cubes roulants sont lourds, comme ces manœuvres sont pesantes, polluantes et consommatrices de nos nerfs, alors que non loin la Chose est éclatante de beauté, avec ces champs émeraude qui ondulent, ces rayons d’or dans les bois et ces oiseaux qui n’en finissent pas de crier leur force et de raconter leur bien-être !

Les Doms se croient affranchis, sages, modernes, mais ils s’épuisent dans ces courbettes, ces tours de volants, ces petites touches électroniques ! Le cerveau n’est plus qu’une éponge lente et s’il ne fait pas d’efforts physiques, le Dom ne comprend pas d’où vient sa fatigue et même son désespoir !

Pourtant, tout change le samedi ! Le trafic devient hurlant, nerveux, agressif, sans pitié, cruel, ainsi que les voitures auraient des dents ! Malheur alors au piéton qui traverserait sans prudence la route ! Il vaudrait mieux pour lui de tomber dans une mare pleine de de piranhas, par un temps caniculaire ! Il aurait plus de chances de survie ! C’est que le Dom n’est plus sous l’emprise de son travail, mais de ses plaisirs et ainsi, rien ne va assez vite ! « Place ! Place ! » semblent crier les cubes roulants !

Mais ce n’est pas la beauté de la nature qui est recherchée, alors qu’elle est la seule qui pourrait rassurer le Dom sur ses angoisses ! Non, non, ce qui l’intéresse, c’est consommer, acheter, se sentir fort, important, aimé, ce qui veut dire pour lui susciter de l’admiration, synonyme de pouvoir !

Son travail ne l’empêche pas de courir vers la lumière et la Chose, afin de s’enchanter du monde et de trouver une raison et l’énergie pour aimer son voisin ! Mais son temps libre, il le consacre à parader ou à se rendre encore esclave de sa maison ! La beauté lui est étrangère ou secondaire !

Et il se plaint ! Il s’étonne de la dureté du monde, alors que lui-même cherche sa supériorité, sa domination ! Il ne voit pas que, comme les animaux et les plantes, nous sommes invités à une fête, un renouveau ! Il rit d’un possible dieu, car « On ne la lui fait pas ! » Il dit : « Contemple l’injustice et montre-moi ton dieu ! »

Il sourit implacable, sûr de son raisonnement, alors que le paradis de la Chose rayonne autour de lui ! Comment pas ne pas le voir imbécile ? ne pas être en colère contre lui ? ne pas le plaindre ?

Comment le convaincre et l’amener à faire un pas de côté ? Il a tant souffert ! Il connaît tellement de choses ! N’est-il pas allé sur la Lune ? Ne guérit-il pas la rage ? Et son histoire politique, n’est-elle pas immense ? Et que ferait-il sans son cube roulant et sa haine ?

Et puis, il a tellement peur !

 
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