LA GUERRE PSYCHIQUE (33-36)

R163

 

           "C'est son coeur que tu veux? On va te le donner!"

                                                Permis de tuer

 

 

                          33

    Dans une autre partie du camp se sont installés Ratamor et Lapsie, qui mènent leurs propres recherches sur les champs psychiques et donc sur la domination ! Cependant, Lapsie évite de rencontrer le fils de la Machine, en raison de ce qui s’est passé sur Ultima ! Elle ne peut pas dire que le fils de la Machine est toxique ou que c’est un PN (pervers narcissique), car elle s’est bien donnée à lui et à d’autres ados ! Elle y a pris plaisir, car cela lui permettait de se soulager d’une angoisse très profonde, qui n’avait rien à voir avec les mutants !

Certes ceux-ci, le fils de la Machine en tête, en ont bien profité, grâce à la puissance de leur domination psychique, mais elle en redemandait, ce qui fait qu’aujourd’hui elle est un peu anesthésiée, honteuse, bien que son travail auprès de Ratamor commence déjà lui redonner une solidité ! Mais elle reste fragile, en se demandant pourquoi elle a été tendue aussi longtemps, avec un tel besoin de se défouler ! Apparemment, elle ne sait pas guérir de son anxiété, malgré sa chasse aux PN !

Mais en quoi consistent exactement les expériences de Ratamor ? Nous sommes dans un laboratoire étrange, avec des éprouvettes, des paillasses, mais aussi comportant des engins électroniques très sophistiqués ! Sur un siège est assis un militant d’extrême gauche, la tête décorée d’électrodes ! « Le but de cette expérience, chuchote Ratamor à Lapsie, est de montrer l’hypocrisie de cet individu !

_ Très bien !

_ Vous savez comment l’extrême gauche refuse la foi, l’estimant l’« opium du peuple » ! Elle soutient en effet que le salut est dans le combat social, afin que les conditions matérielles soient plus justes pour le plus grand nombre…

_ Et ce n’est pas vrai ?

_ En partie si, mais je vais établir que l’essentiel n’est pas là ! Attention, écartez-vous ! »

Le professeur, en blouse blanche, tout comme Lapsie, tourne des manettes et un vrombissement important se fait entendre ! « Ne vous inquiétez pas, dit Ratamor au militant, c’est sans douleur ! Je vous rappelle aussi que vous êtes volontaire !

_ D’accord, mais j’ai tout de même l’impression d’être chez le dentiste !

_ Ah ! Ah ! Pas d’ roulettes dans les mains ! Voyez ! On s’ détend ! Première question : « Que pensez-vous de la foi ? »

_ La foi religieuse ? C’est pas ça qui va faire bouillir la marmite, évidemment ! Ah ! Ah !

_ Mais encore ?

_ Oh ! Eh ben, les religions, c’est un pouvoir oppresseur, qui a déjà fait des milliers de morts !

_ Très bien ! Maintenant, regardez sur l’écran la phrase suivante : « Les manifestants, il faut être un salopard pour ne pas les croire et les soutenir ! » Que pensez-vous de cette phrase ?

_ Je pense qu’elle est très juste ! Il faut soutenir ceux qui combattent le pouvoir inique ! 

_ Très bien ! Et maintenant regardez cette autre phrase : « Il faut se nourrir pour ne pas mourir et vivre ! » 

_ Eh bien, je pense qu’elle est tout aussi juste !

_ Parfait ! Vous notez que dans la deuxième phrase, le verbe vivre est employé dans une forme positive ! « Il faut se nourrir pour vivre ! »

_ Jusque-là, je suis, doc !

_ Très bien ! Donc, dans la première phrase, le verbe soutenir doit aussi être compris dans un sens positif ! Autrement dit : « Il faut être un salopard pour les soutenir, les manifestants ! »

_ Oh là ! Oh là ! Qu’est-ce que tu me fais, man ?

_ La phrase correcte serait : « Les manifestants, il faudrait être un salopard pour ne pas les croire et ne pas les soutenir ! »

_ Ça t’amuse, hein ? Vous les pontes, vous êtes tous pareils ! Qu’est-ce que ça peut m’ foutre ton langage châtié et ta concordance des temps !

_ Remarquez que ça n’a rien à voir avec un langage châtié, ni la concordance des temps ! C’est juste une question de logique ! Mais le fait qu’on vous reproche votre incorrection vient pour vous du pouvoir, de la classe dominante, que vous abhorrez ! 

_ J’abhorre rien du tout, fumier ! Détache-moi que j’ t’étripe ! Détache-moi, j’ te dis !

_ Vous voulez dominer, car il vous est insupportable de vous sentir dominé ! C’est cela qui vous préoccupe au plus profond ! d’où votre paranoïa !

_ C’est ça vieux, paluche-toi ! J’ vais t’ réduire en poudre ! Crois-moi ! »

Ratamor s’éloigne un peu avec Lapsie… « Alors professeur, vos conclusions ? demande Lapsie.

_ Eh bien, elles sont assez simples, comme vous pouvez le constater vous-même ! Le militant d’extrême gauche est absolument hostile à la foi, car elle ne fait aucunement son affaire ! Il veut dominer, à la place des dominants, et la foi lui demande d’abord d’avoir confiance, c’est-à-dire d’abandonner sa domination ! Son ego évidemment hurle, au point d’associer la foi aux dominants !

_ Paluche-toi avec ton savoir, mec ! Profites-en pendant qu’ t’en as encore le temps ! crie encore le militant.

_ Vous l’avez vraiment vexé ! ajoute Lapsie.

_ C’est qu’ c’est très sensible ! »

                                                                                                        34

     « Mais continuons l’expérience…, reprend Ratamor. Derrière ce rideau, j’ai installé un militant d’extrême droite, dans les mêmes conditions, avec des électrodes et tout ! Maintenant, je vais enlever le rideau et nous allons voir ce qui va se passer... »

Les deux militants d’extrême gauche et d’extrême droite se font subitement face et il y a un instant de flottement… Le militant d’extrême droite est le premier à prendre la parole : « Où suis-je ? demande-t-il.

_ Dans mon laboratoire, répond Ratamor. Je vous rappelle que vous vous êtes porté volontaire pour mes expériences !

_ Euh… Oui, oui… Mais enfin vous m’aviez laissé entendre que je pourrais m’exprimer…

_ Je vous en prie…

_ Même sur un sujet qui me préoccupe ?

_ Vous avez la parole !

_ Très bien ! Euh… Je voudrais parler de l’immigration…

_ Ordure ! Sale raciste ! crie le militant d’extrême gauche. Mais détachez-moi, bon sang ! Que je découpe ce triste personnage !

_ Mais je… Je ne suis pas…

_ Fumier ! Fasciste ! Crevure de fasciste ! 

_ Sale rouge ! Fainéant !»

Ratamor ferme le rideau et s’éloigne avec Lapsie… « Alors professeur, votre expérience ? demande celle-ci.

_ Eh bien, elle est manifeste ! Les deux militants se détestent, mais particulièrement le militant d’extrême droite n’a pas pu en placer une ! Pourtant, ce qu’il a à dire est intéressant…

_ Ah bon ? Le racisme est intéressant ?

_ Tss, tss, Lapsie ! Vous voilà déjà formatée ! Ce n’est pas la bonne attitude pour une Scientif ! D’ailleurs, le militant d’extrême droite ne se sent pas raciste et s’il est modéré, il n’a pas tort ! Par contre, il est inquiet au sujet de l’immigration, car son environnement change, et son inquiétude est parfaitement naturelle !

_ Comment ?

_ N’oubliez pas, Lapsie, que nous travaillons sur la domination, qui nous vient du règne animal… Or, que font les animaux en présence d’un individu étranger ? Ils s’inquiètent évidemment, car c’est sans doute un prédateur, et ils ont alors le choix : soit ils fuient, soit ils se défendent en rejetant ! Il est donc tout à fait naturel qu’un individu étranger nous inquiète et nous conduise au rejet !

_ Vous approuvez le racisme ?

_ Bien sûr que non ! Mais le racisme s’installe du moment que nous refusons la raison, qui nous dit que l’autre n’est pas un péril de mort ! La raison est à même de nous expliquer pourquoi nous devons contrôler notre instinct de rejet, par rapport à la différence ! Le racisme, c’est justement obéir à sa seule domination, qui elle nous dit que nous sommes supérieurs à l’individu étranger ! Le racisme, c’est se réfugier dans son égoïsme !

_ Ouf ! Vous me rassurez !

_ Oui, mais les inquiétudes du militant d’extrême droite restent naturelles ! Il est normal qu’il les connaisse, avant de faire fonctionner sa raison ! C’est l’attitude du militant d’extrême gauche qui est anormale, car où est passée sa peur naturelle des étrangers ? Il ne peut pas ne pas l’éprouver !

_ Euh… Je ne sais pas !

_ Vous ne voyez pas ? Pour ne pas ressentir cette peur, il doit en subir une autre plus forte !

_ Cela me semble juste… Mais quelle serait cette peur ?

_ Mais il suffit de se pencher sur la cible de l’extrême gauche !

_ Les riches ! Elle a peur des riches ! Mais… mais pourquoi ?

_ Mais à cause de ce qu’ils représentent ! C’est-à-dire le pouvoir ! Ce sont eux qui décident et cela est insupportable pour la domination de l’extrême gauche ! Elle éprouve une peur viscérale à l’idée d’être commandée par une force supérieure ! comme si on se jouait d’elle !

_ Et cette peur-là serait suffisante pour occulter la peur de l’étranger ?

_ Mieux, Lapsie, mieux ! L’élément étranger est vu comme une aide, un moyen dans la lutte contre le pouvoir des riches ! On va s’en servir pour briser leur cohérence, leur collusion, notamment en les effrayant !

_ Vous me laissez rêveuse… Et votre conclusion ?

_ Que les deux imbéciles, que nous avons dans le laboratoire, devraient pleurer sur leurs peurs et se pardonner l’un l’autre, à cause d’elles ! »

                                                                                                           35

     « Bref, on n’est pas gâté ! fait Ratamor.

_ Qu’est-ce que vous voulez dire ? Je vous vois le front soucieux !

_ Il est impossible de raisonner les gens ! de leur ouvrir les yeux et ce d’autant qu’ils ont peur !

_ Expliquez-moi… Je suis toute prête à essayer de vous comprendre !

_ Bon ! Vous savez que plus on a peur et plus on veut dominer ! C’est un réflexe animal ! Autrement dit, il est impératif de se donner un ennemi, car sinon où serait l’impression de vaincre et d’être supérieur ! C’est un phénomène qui s’accentue avec l’hiver, puisque nos peurs de manquer redoublent !

_ D’accord, jusqu’ici je vous suis…

_ Très bien ! L’ennemi de l’extrême gauche, c’est le pouvoir des riches ! L’ennemi de l’extrême droite, c’est la présence des étrangers ! Ainsi le combat s’engage et la domination trouve son objet ! La domination est rassurée, car la voilà dans un cadre qu’elle connaît ! Mais c’est une illusion, sans possibles satisfactions ! C’est une construction artificielle, qui demande à nier la réalité ! Pour l’extrême gauche, il s’agit de redonner le pouvoir au peuple ! Peu importe que nous soyons déjà en démocratie et que la politique au fond ennuie le peuple lui-même, on se replace dans une situation révolutionnaire ! L’autre, qui est différent avec sa richesse, n’est pas un être humain ! Il a juste davantage et il faut donc qu’il donne !

_ Et pour l’extrême droite ?

_ Pareil ! La mondialisation n’a jamais existé, la colonisation non plus ! Les peuples n’ont jamais voulu se rapprocher, l’étranger est un extraterrestre, etc. ! Comprenez bien, c’est la domination qui nous mène et elle s’invente un monde, une oppression, une menace qui l’arrangent ! Maintenant, imaginez qu’on refuse la domination, qu’on ne soit la dupe de son ego ! Que se passera-t-il ?

_ C’est dur à imaginer…

_ Effectivement ! Ce n’est même pas pensable ! Tout ce que nous faisons ici, sur cette planète perdue dans l’espace, avec le chaos ambiant et notre mort à venir, tout ce vide, cette désespérance sans bornes, ces questions sans réponses, nous éclateraient au visage, nous heurteraient de plein fouet ! Toute notre condition animale n’y résisterait pas une seconde ! Pensez, un moineau avec tout notre savoir ! Sa tête exploserait !

_ Aucun doute là-dessus !

_ Le vide, le vertige nous seraient insupportables ! Il nous faut donc des ennemis ! Nous obéissons au réflexe animal, pour notre sécurité ! Malheureusement, cela nous conduit à une impasse ! Nous restons figés dans nos luttes et nos discours, à cause de nos peurs ! Mais nous ne sommes plus des animaux, nous sommes destinés à dépasser nos craintes ! Quand je pense que Paschic était juste heureux d’aller voir la couleur des feuilles ou les fils brillants des araignées !

_ Paschic ? Un illuminé, un simple d’esprit !

_ Ah bon ? Vous ne croyez pas que les simples d’esprit, ce ne sont pas ceux qui se croient dans une révolution permanente… ou qui disent que seul le pays compte ? Comment ces deux attitudes pourraient nous apaiser ? nous faire franchir le pas vers l’inconnu ? J’ai toujours vu Paschic regarder la vie dans le blanc des yeux ! Jamais il ne se laissait abuser par les sornettes ! Il était mille fois plus courageux et plus engagé que ces soi-disant militants !

_ D’accord, ne vous fâchez pas ! Mais regardez où ça l’a mené…

_ Vous savez, Paschic était comme ce promeneur, qui s’avance sur un pont de bois et qui dit : « On va voir si tu es solide ! Comme ça je saurais ce qu’il y a de l’autre côté ! »

_ Il cherchait donc des vérités…

_ Et il les a obtenues ! Car il a réussi à se débarrasser de sa domination et donc de sa haine ! Il n’avait plus peur, grâce à la beauté !

_ Vous n’êtes pas sérieux… L’analyse…

_ Vous voyez les deux pingouins qui sont derrière moi… Je pourrais leur donner tout ce qu’ils désirent et ils continueraient à avoir peur ! A l’un, tout l’argent et toute la justice sociale qu’il veut ! A l’autre, un monde où tout le monde serait pareil à lui, avec le facteur qui le salue au milieu du village ! Eh bien, ils ne seraient pas heureux ! La peur leur reviendrait !

_ Tandis que Paschic... !

_ Chut ! C’est un secret ! qui n’est pas pour les lourdingues !

_ Merci ! »

                                                                                                            36 

     Médio 33 tourne en rond au camp… C’est le soir et les mutants sont normalement couchés… Dans la salle commune, il n’y a personne, sauf Médio qui regarde la télé ! Il y a là un programme qui vend des articles pour les peleurs de talus ! La présentatrice, une belle femme, vante les qualités du tout nouveau PP 355 ! C’est une sorte de bazooka, que l’on peut prendre avec soi sans difficultés ! Dès qu’on aperçoit un talus, on le sort de son étui et on vise un talus ! Celui-ci est pulvérisé instantanément !

« N’écoutez pas ceux qui vous disent que seule la verdure retient l’humidité ! rajoute la présentatrice. En détruisant le talus, en le pelant jusqu’à l’os, vous enlevez son combustible à la prochaine incendie ! Le tout nouveau PP 355 est l’arme des pros et des bienfaiteurs ! »

La démonstration a l’effet d’une révélation sur Médio ! « Voilà ce qu’il me faut ! s’écrie-t-il. Le prix est dans mes cordes et en plus la garantie est de trois ans ! Ah ! Ah ! La Chose va en prendre plein la gueule ! » N’en pouvant plus d’excitation, Médio fait les grands pas dans le bâtiment, jusqu’à ce qu’il voit le bureau de Patz allumé ! Il entre sans frapper !

« Qu’est-ce que… ? fait Patz surpris. Ah ! C’est vous Médio…

_ Excusez-moi, mais je suis venu vous dire que je vous quitte demain, dès l’aube !

_ Ah bon ? Mais votre rapport ?

_ Un autre que moi le fera ! A vrai dire, je… veux devenir peleur de talus ! Je veux frapper la Chose ! la détruire !

_ Hum, je comprends votre haine… D’autres ont les mêmes sentiments que vous… Mais laissez-moi vous donner un conseil…

_ Inutile ! Ma décision est prise !

_ Ecoutez-moi d’abord ! Nous sommes au début de l’hiver… La Chose s’endort, elle la met en veilleuse… et vous voulez la frapper, comme vous dites ! Mais qu’allez-vous toucher ? Du bois mort, quelques champignons ! Bref, la Chose va bâiller sous vos coups ! Non, attendez le printemps ! Attendez que toute cette vie qui est en elle mette le nez dehors, s’épanouisse ! Alors les fleurs, les animaux, là, oui, ils souffriront !

_ Euh…

_ Ainsi commencera la légende du peleur Médio ! Celui qui aura mis la Chose à genoux ! Le Dom sans pitié ! Partout dans les terriers, on dira au lapineau : « Si tu manges pas ta soupe, Médio viendra t’ chercher ! » Hein ?

_ Vu comme ça !

_ Printemps zone de mort ! Grâce à Médio ! Libre à vous d’orner, de faire preuve de quelque fantaisie ! Par exemple, des crânes de blaireau, de petits oiseaux morts, plantés sur des piquets, pour signaler votre royaume !

_ Bon sang ! Patz, vous me mettez l’eau à la bouche ! Y a du poète chez vous ! Si, si j’insiste ! Je voyais une destruction radicale, mais vous me la faites voir avec des couleurs et même des sentiments ! Il faut du goût, même dans la cruauté, sinon on s’ rait pas des hommes, pas vrai ? J’ai vu à la télé la dernière arme contre les talus : le PP 355 ! Je le commande et j’attends le printemps !

_ Ah ! Ah ! Nous sommes d’accord et donc vous finirez vot’ rapport !

_ Top là ! Mais dès demain, faut que j’ vois ce gars bizarre !

_ Quel gars bizarre ?

_ Celui qui bouffe la lumière dans la Chose !

_ Celui qui…

_ Karoc m’a dit que c’était le fils de la Machine !

_ Ah oui ! Le fils de la Machine ! C’est un mutant devenu instructeur chez nous !

_ D’après Karoc, il n’est pas net… et c’est aussi mon avis ! Vous l’auriez vu dans la Chose, sauter sur la mousse, la bouche ouverte, pour happer la lumière ! Ça m’a foutu les j’tons !

_ Eh bien, il peut sembler étrange, il est vrai ! Mais quel mutant ne l’est pas ? Le but de notre camp est justement de les connaître !

_ Euh… Ce à quoi sert ce camp ne me paraît pas encore très clair !

_ A plat ventre tout le monde ! fait une voix sèche, derrière Médio.

_ Mais qu’est-ce que… ? »

Une rafale de mitrailleuse fait plonger Patz et Médio ! Des trous apparaissent dans le mur, des cadres tombent, une vitrine explose, les papiers sur le bureau partent en confettis ! C’est interminable et une odeur de fumée se répand !

« Alors papa ! Tu comprends à présent ? Ou bien tu veux que je remette ça ?

_ Lunetti… bredouille Médio, en reconnaissant le mutant armé.

_ Lui-même ! Que la fête commence, les abrutis ! »

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