
" Hein? Toutes les Ford en même temps! sur la même ligne!"
Le Mans 66
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« Allô Ultima, me recevez-vous ? Ici mission de secours LFGT88UITRQPn-TYC ! Me recevez-vous ? » Patz essaie de contacter Ultima, mais personne ne répond ! « Allô Ultima ? Me recevez-vous ? Ici mission LFGT…
_ Soif ! Oh soif !
_ Ultima ! Utima ! Vous m’ recevez ? Ici, mission LF…
_ Boire ! Oh boire !
_ C’est vous professeur Ratamor ? Dieu soit loué ! Ne bougez pas, nous arrivons ! Qu’est-ce que vous avez à vous marrer vous deux ?
_ Pas d’ doute ! répond Web. Z’êtes doué pour le terrain, Patz ! »
La navette s’arrime à la station, dont les portes s’ouvrent, ce qui fait que les nouveaux arrivants reçoivent une bouffée de chaleur ! « Bon sang ! s’écrie Patz. Il fait au moins quarante degrés ! Le système de ventilation doit être en panne ! Voyez ça, Karoc !
_ Votre bras droit est un super technicien, j’ parie ! fait Paschic à Patz, alors que Karoc s’éloigne.
_ Exactement, il sait tout faire !
_ D’autant qu’il est une machine lui-même !
_ Quoi ? Qu’est-ce que vous racontez ?
_ Ne me dites pas que vous n’êtes pas au courant ! Karoc est un droïde !
_ N’importe quoi ! Nous avons fait nos études ensemble !
_ Soit on vous a commandé de mentir, soit vous êtes un benêt de première !
_ Qu’est-ce qui vous fait dire que Karoc est un droïde ?
_ Mon petit doigt ! En tout cas, vous, vous êtes bien un Dom, j’ confirme !
_ Allez vous faire foutre, Paschic ! »
Dans la salle d’accueil, on trouve un pauvre type qui a l’air d’un clochard hébété ! C’est Ratamor qui titube vers les arrivants, en demandant à boire ! Patz lui offre une gourde, à laquelle il boit goulûment ! Pendant ce temps-là, on constate que tout autour est en désordre, comme si on était à bord d’une épave !
« Bon, moi, je vais trouver une cabine, pour me reposer ! dit Paschic.
_ Quoi ? Mais tout est à faire ! s’insurge Patz. Il faut interroger Ratamor, pour retrouver les habitants de la station ! Et puis il est nécessaire de nettoyer ici !
_ Chaque chose en son temps ! J’ suis vidé par le voyage ! Vous vous occupez de Ratamor ! Pour le reste, on verra après !
_ Je vous interdis de nous quitter !
_ Allez vous faire voir Patz ! »
Paschic prend des couloirs et arrive dans le secteur des cabines… Il en trouve une apparemment vide, mais quand il y pénètre, il est contraint de dire : « Salut les gars !
_ Salut Paschic ! » font ensemble les gardiens du Cube.
Il en est ainsi à chaque fois que Paschic est fragilisé, par la fatigue ou la dépression ! Il retrouve ses gardiens ! « Pach, j’ propose que tu ouvres le hublot et qu’ t’ailles faire un tour dehors ! lance Trancheur, l’air rigolard. Question d’ montrer qu’ tu sais t’ sacrifier ! Ça, c’est top ! »
Paschic est gagné par un sentiment de dégoût, car chaque propos des gardiens est un souvenir de la Machine ! C’est sa destruction totale qui agit encore ! C’est le cerveau de Paschic et sa personnalité qui n’existent plus, ou qui sont au rang de raclures ! Et tout ça pourquoi ? Pour que la Machine puisse réaliser ses rêves ? tenir sa petite vitrine du pouvoir ? Ainsi va le monde : un seul en écrase des milliers, sans pour autant qu’on puisse lui en faire prendre conscience, ni en obtenir justice ! Il a eu ses raison et a cru bien faire ! Appeler ces individus des monstres ne résout rien !
« Pour ma part, pour ma part, répète Farfouilleur, j’ai là une plainte… La 427 C pour être exact ! Elle émane d’un fille que tu as malhonnêtement séduite, Paschic. Et c’est pour un problème d’éjaculation précoce ! L’affaire est donc très grave ! » A côté, Trancheur et Étrangleur se tiennent les côtes !
« J’étais ado, répond Paschic, et je me sentais très mal dans ma peau ! notamment à cause de la Machine !
_ Tu plaides donc coupable ! fait Farfouilleur. Mais tu demandes des circonstances atténuantes !
_ Le mieux, coupe Étrangleur qui ne cesse de rire. Le mieux, c’est qu’ tu nous fasse quelques pompes, Paschic ! T’as cinq minutes de libre, faut en profiter ! Malheur aux gens qui ne font rien !
_ Pas la peine de vous fatiguer, les gars ! J’ai appris à vous résister !
_ T’as quand même une bouffée d’angoisse ! Hein, Paschic ? » jubile Étrangleur.
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« Attention, il attaque ! » s’écrie maître Sol. En effet, le Dom-esprit se gonfle, se dresse, tel un cobra et ses têtes de feu se multiplient, avant de frapper ! Paschic évite tous les coups, les repousse grâce à sa densité ! Cette technique est dite celle de la Petite chute ! La colère du Dom-esprit, toute sa haine, toute son envie de détruire passent sur Paschic, comme l’eau du ruisseau sur le caillou ! Cela n’est possible que grâce au travail de la Chose auprès de Paschic !
« Le temps de la Chose est en toi, Paschic, reprend maître Sol. Tu es dense, car tu es vérité ! Tu n’as plus besoin de dominer pour exister ! Tu vis sans te vouloir supérieur ! La domination des autres glissent donc sur toi ! »
Paschic comprend bien la leçon : plus il se détend et se remplit du temps de la Chose et plus il fait enrager le Dom-esprit, qui, ivre de fureur, essaie de l’écraser, de lui casser les jambes, de l’anéantir de toutes les manières ! Mais Paschic, tel le caillou, demeure inébranlable !
« Ainsi grandit, se fortifie ta résilience ! rajoute maître Sol. Tu tiens ta revanche, Paschic ! Le Dom perd son temps ! Il est toujours aussi agressif et hargneux ! Rien ne le rassure, même pas l’argent, ni le pouvoir ! Rien n’est sûr chez lui ! Rien n’est vrai ! Rien ne guérit sa peur ! C’est pourquoi il te hait, Paschic ! Car tu es son contraire ! Tu réussis et lui rate ! Tu vois et lui reste aveugle ! »
A cet instant, Paschic se met quasiment à jouer avec le Dom-esprit, qui est pourtant au comble de la haine ! Il l’excite, juste en devenant plus immobile, plus « absent » ! Il le peut, car il s’est imprégné de la beauté de la Chose et il a toujours eu un amour particulier pour l’eau qui s’écoule ! Elle est synonyme de mouvement, de création et donc de fraîcheur !
Quand son « dos » est quasi immobile, il reflète le ciel, tout en laissant voir le fond ! Ainsi la réalité devient flou, double ou triple ! Les repères s’effacent, au profit de couleurs et de taches de lumière ! Cela est propice au rêve, à l’imagination et donc à la liberté ! Le ruisseau semble sourire à l’enfant émerveillé, qui aime qu’on lui raconte des histoires et c’est ce que fait la petite chute, dans son murmure !
La mince écume, produite par le caillou qui fait obstacle et qui brille, a l’air d’un rire… C’est sans fin : il n’y a là aucune limite, sauf la fatigue de l’enfant, qui pourra revenir le lendemain ! Les rides de l’eau se teintent de bleu… Des reflets forment des bulles roses… Un poisson fuse sur la vase pailletée ! Qui parle ici de situations désastreuses, d’impasses économiques ? Qui ici se voit contraint, empêché, enfermé ? Qui ici ne respire pas et s’inquiète ?
Le gerris a les pattes pleines de lumière… Le taon s’abrite de la pluie… La mousse est douce… La feuille morte est roulée comme un cigare ou hérisse l’eau, telle une crête de coq ! Qui ici est en colère ? Le soleil donne une peau de léopard au ruisseau… Une angélique fanée pleure dans l’onde… Des racines étendent leurs mains noires… Qui ici n’est pas charmé ? n’est pas aimé ? Est-ce qu’il y a une barrière, une frontière ? Si l’esprit veut rêver, il est chez lui ! Qui n’est pas consolé ici, rassuré ? Qui n’est pas choyé comme un enfant, par sa mère attendrie ?
Pourquoi le Dom n’y est-il pas sensible ? Pourquoi ne s’en nourrit-il pas, ne s’en sert-il pas, ne s’en réjouit-il pas ? Pourquoi au contraire méprise-t-il cet endroit et Paschic ? Certes, celui-ci a un don qui lui est propre, pour aimer, discerner la beauté, et il est éduqué par les Kaars, mais justement tout ce qu’il sait, tout ce qu’il apprend, ce qu’il voit, ce qui l’enchante, ne veut-il pas le communiquer ?
La beauté qu’il perçoit ne prend-elle pas toute sa valeur justement parce qu’il est impossible de la garder pour soi ? Si elle ravit Paschic, c’est bien parce que les autres existent ! Quelle serait sa destination, si Paschic était seul, sans le désir de la transmettre ? Elle est une fête et un message, que Paschic absorbe, avec l’ombre des autres derrière lui, comme si lui-même n’était qu’un miroitement supplémentaire !
La beauté est essentielle à notre aventure spirituelle, mais pourquoi alors le Dom la méprise ? Sans doute parce que la violence existe et qu’elle nécessite la force physique ! Mais nous ne sommes pas destinés à rester des animaux… Nous préférons encore nous confier à aux chiffres, à ce qui nous paraît sûr !
Pourtant, le Dom-esprit ne peut rien faire au disciple de maître Sol, grâce notamment à la Petite chute, qui, bien qu’ignorée, contient un secret, celui de l’infini ! Mais on frappe à la porte de Paschic : c’est Karoc qui dit : « Eh ! Le loser, on est tous attendu en salle d’accueil ! »
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Paschic, sur les pas de Karoc, retrouve Patz et Web, ainsi que Ratamor, qui a l’air d’aller mieux ! Entre-temps, il est vrai, Karoc a réparé la climatisation et l’arrivée d’eau, et il s’est donc montré utile ! « Salut Ratamor ! fait Paschic simplement.
_ Vous vous connaissez ? s’étonne Patz.
_ C’est bien lui qui a demandé à Dominator ma présence ici ! répond Paschic.
_ D’accord, mais je voulais dire : vous avez déjà travaillé ensemble ?
_ Disons, enchaîne Ratamor, que moi et Paschic, nous avons déjà eu affaire l’un à l’autre, malgré nos divergences de vues…
_ Et si vous nous faisiez un bilan de la situation ? coupe Patz.
_ Eh bien, je ne sais trop quoi dire… Le duc est mort, cela est certain, alors que nous étions sortis chercher de la glace… Mais, à mon retour, tout le monde avait disparu ici… La Machine, monsieur Nuit, Lapsie…
_ Lapsie est là aussi ? fait en riant Paschic.
_ Oui…
_ Pourquoi riez-vous ? demande Patz.
_ Parce que Lapsie veut ma peau !
_ M’étonne pas ! glisse Karoc.
_ Dites, réplique Paschic à Patz, vous l’avez programmé pour qu’il me tue à la fin de la mission ?
_ Je ne suis pas un droïde ! éructe Karoc.
_ Pourquoi voudriez-vous qu’on vous tue ? répond Patz à Paschic. Faut pas être parano comme ça !
_ Je sais comment ça s’ passe… lâche Paschic.
_ Alors, comme ça, vous êtes vraiment un droïde ? demande Ratamor à Karoc. C’est fantas…
_ Je suis un Dom tout comme vous ! assène Karoc.
_ Messieurs, nous perdons le fil de la situation… A votre avis, Ratamor, où sont passés les autres ?
_ Mais je suppose qu’ils ont tous rejoint la dimension psychique du fils de la Machine, où il tient tout le monde sous sa coupe !
_ La vache ! s’écrie Karoc. Va falloir maintenant qu’on atterrisse ! On n’est pas v’nu là pour tomber dans vot’ délire !
_ Paschic a sans doute tort, répond Ratamor, vous n’êtes pas un droïde, pour invectiver comme ça !
_ Vous croyez vraiment à cette histoire de dimension psychique ? demande Patz à Ratamor.
_ Eh bien, où sont les autres ? Depuis que nous sommes arrivés, il nous a fallu constater que les enfants de la station, et particulièrement le fils de la Machine, ont des pouvoirs spéciaux ! Ils sont dangereux !
_ Patz, fait Karoc, laissez-moi régler ça à ma manière ! Je suis capable de ramener tous les garnements ici et de me débarrasser de tous ceux qui se mettront sur ma route !
_ Je n’en doute pas, mais je ne crois pas non plus que Ratamor radote… Il y a du pour et du contre pour une intervention musclée...
_ Il faut avant tout savoir où tout ce petit monde est logé ! intervient Web.
_ Exact ! Je propose donc que Paschic et Karoc suivent leur piste chacun de leur côté et dès qu’ils auront trouvé quelque chose, ils nous le signalent ! J’insiste là-dessus ! Pas d’initiative personnelle sans mon consentement ! Cela vous va-t-il, Paschic ?
_ Très bien, il faut que j’effectue ma part de travail…
_ Voilà ce que j’aime entendre ! Vous pouvez amener Web avec vous, si vous voulez…
_ M’encombrer d’un type vénal, usé par les plaisirs ? Vous rigolez ! »
Paschic n’a que le temps de se baisser, pour éviter un classeur lancé par Web ! « Puisque que c’est comme ça ! rugit Web. Je fais équipe avec le droïde !
_ Bon sang ! Je n’ suis pas un droïde ! Combien de fois faudra-t-il le dire ? »
Sous le regard de Patz, qui continue à soigner Ratamor, les trois hommes s’éloignent et très vite Paschic se retrouve seul…
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En fait, Paschic voulait se séparer de Web, d’où sa blague ! En effet, s’il devait s’engager dans un combat psychique, Web ne ferait que le gêner ! Maintenant, au contraire, celui-ci pouvait calmer les ardeurs de Karoc ! Mais par où commencer ? Paschic ne connaît pas la station, mais il se met à la place du fils de la Machine (son frère inconnu au fond…), pour trouver sa cachette et après une minute de réflexion, il se dit que celle-ci doit être dans le secteur le moins exposé, qui rebute le plus, le plus sombre !
Les eaux usées forment un réseau complexe, comme sur le Cube, et c’est en le suivant, pour atteindre son centre de traitement, que Paschic se met en marche… Il doit bientôt entrer dans un tunnel, qui doit faire office d’égout, car les bruits d’écoulement et les odeurs deviennent plus forts ! Il y a même une sorte de moisissure, due à l’humidité, qui tapisse les parois et qui suinte… L’éclairage, quant à lui, n’est plus qu’une faible lampe de loin en loin… A part le murmure des liquides, on n’entend plus rien, comme si on était dans un autre monde !
Mais ce n’est pas seulement une impression, car il y a comme une borne, un seuil et même un avertissement ! Monsieur Nuit est là, coulé dans une résine, tel un insecte pris dans l’ambre ! Sans doute que le fils de la Machine s’est lassé de son papa d’occasion et qui n’était plus utile !
Monsieur Nuit fait désormais partie d’un mur, lui qui en a tant construit ! Mais il n’a pas l’air heureux ! Son visage terrifié et qui crie est figé à jamais et finira par se couvrir de poussière…
Paschic passe outre et avance avec la certitude d’être dans la bonne direction…, ce qui fait qu’il redouble de prudence, tous les sens en alerte, et bientôt il entend des gémissements, des pleurs… Paschic s’arrête face à un cage suspendue, dans laquelle un corps nu de femme est secoué de sanglots ! C’est Lapsie, la fameuse chasseuse de PN !
Visiblement, elle a servi d’esclave sexuelle et au fond cela n’est pas étonnant ! La domination psychique, poussée à un haut degré, comme chez les enfants mutants, ne peut pas ne pas s’accompagner d’une domination sexuelle, car les nerfs surmenés ont besoin d’être soulagés ! Lapsie n’a pas dû pouvoir résister au poison psychique du fils de la Machine et elle a fini par lui céder, ce qui veut dire se soumettre et faire ses caprices ! Elle a en perdu sa dignité et son intégrité ! Elle se sent à présent salie et effrayée, car, à certains égards, elle a probablement pris plaisir à sa dégradation ! Elle-même atteinte nerveusement, elle a joui de sa soumission, puisqu’elle y trouvait une sorte d’oubli, d’apaisement !
Mais le prix à payer, c’est se perdre ! C’est égarer le sentiment de sa valeur, ainsi qu’on devient dépendant d’une drogue ! Pour l’instant, Lapsie a été laissée dans une cage, tel un jouet dont on ne veut plus, et il faudra bien du temps et des efforts, pour qu’elle se retrouve et même qu’elle se pardonne ! Il va lui falloir comprendre que la dépression peut nous conduire à des situations dangereuses et avilissantes, sans que pour autant nous aimions le vice ou la luxure ! Lapsie n’est qu’une naufragée, qui s’est raccrochée à la bouée du sexe ! Le seul coupable est le fils de la Machine, qui en a bien profité ! Mais même lui est aussi un « pantin » de sa peur !
Paschic, pour le moment, ne peut rien faire pour Lapsie… D’ailleurs, dès qu’il s’approche, elle se met à crier, tant son état est douloureux et tourmenté ! Le visage fermé, Paschic se dit qu’il doit poursuivre et qu’on reviendra chercher Lapsie, quand ses bourreaux auront été vaincus !
Plus loin, il y a un forme assise sur un tuyau, une silhouette, quoique tassée, que reconnaît Paschic ! C’est la Machine qui se redresse, avec des yeux qui brillent d’un éclat bleu et métallique !
« Je t’attendais fils ! dit la Machine.
_ Oui, mère, il faut de toute façon passer par toi !
_ Pourquoi m’appelles-tu mère ? Ce n’est pas tendre !
_ Non, mais c’est trop tard à présent pour les affections ! Tu as choisis ton camp et moi, le mien !
_ J’ai choisi ? Mais je n’ai fait que mon devoir !
_ Je sais, je connais la chanson : tu n’as pas de plaisirs !
_ Quelle insolence ! Quel morveux tu fais !
_ Et le vernis craque déjà ! Bon, laisse-moi passer !
_ Il n’en est pas question, car tu vas t’en prendre au fils que je chéris ! Lui ne m’a pas trahie ! Il est resté modeste et respectueux !
_ Ah ! Ah ! Ces mots-là n’ont pas d’ sens dans ta bouche ! Mais à quoi bon ?
_ Oui, tu es un ennemi de la famille, tu la menaces et tu es foncièrement mauvais ! C’est pourquoi tu ne passeras pas !
_ Et comment comptes-tu m’en empêcher ?
_ Hélas, je ne suis plus qu’une vieille femme… Tautonus est mort et je ne peux plus t’accrocher à l’arbre de la Terreur ! Mais je ne suis pas seule non plus ! »